Un mix de pistes au lieu d'un seul prêt fixe
En France, le prêt habituel a un seul taux pour toute sa vie : la mensualité est connue à la signature. En Israël, la banque découpe la mashkanta en pistes (le tamhil), et la règle est seulement qu'au plus 66,66 % peuvent être variables. Une part en Prime suit chaque décision de la Banque d'Israël, et une part en Katz ou Matz augmente avec le Madad.
Ce qui ressemble le plus à un prêt français est le Kalatz : fixe, non indexé. Il est autorisé pour tout le prêt, mais son taux est en général plus élevé que le taux de départ des autres pistes, et en sortir tôt peut coûter une indemnité de capitalisation.
Les limites qui décident de ce que vous pouvez emprunter
Le HCSF fixe le taux d'effort français à 35 % du revenu, assurance comprise, et la durée à 25 ans. Israël fonctionne autrement : la directive 329 interdit une mensualité au-delà de 50 % du revenu disponible (net d'impôt et d'engagements fixes), et au-delà de 40 % les banques prêtent rarement. Pour un foyer de 10 000 ₪ de revenu disponible mensuel, la mensualité maximale légale est de 5 000 ₪, alors que les banques restent en général plus près de 4 000 ₪. Les deux ratios n'ont pas la même base : ne comparez pas directement 35 % et 50 %.
Israël fixe aussi des plafonds stricts de quotité de financement (75 %, 70 % ou 50 %), et la banque demande que le revenu soit régulier, justifié et visiblement versé sur votre compte. La façon dont elle traite un salaire gagné en France ou versé en euros relève de sa propre politique de crédit : interrogez chaque banque.
Sortir tôt, assurance et démarches
La loi française plafonne l'indemnité de remboursement anticipé au plus faible de 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé et de 3 % du capital restant dû. Les frais israéliens n'ont pas de plafond forfaitaire : ils dépendent de l'écart entre votre taux et la moyenne de la Banque d'Israël, de la durée restante et de l'âge du prêt. Le Prime et le prêt Zakaut ne comportent pas d'indemnité de capitalisation.
Côté assurance, les banques israéliennes ne peuvent pas vous imposer leur contrat : vous pouvez vous assurer hors de la banque si elle est bénéficiaire irrévocable. Côté démarches, un avocat israélien tient le rôle du notaire pour vérifier le Tabou (registre foncier) et inscrire l'hypothèque, et vous prenez le vôtre.